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>>Economie et Nouveaux Territoires de l’Art - Actes
mis en forme par Frédéric Kahn et Dominique Delord

en ligne le 4 janvier 2007

Synthèse de la journée du samedi 7 octobre 2006 « économie et nouveaux territoires de l’art »

Retrouvez les interventions de Claude Renard, Laurie Blazy, Frédéric Kahn, Philippe Henry, Joëlle Maccionni, Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Bruno Colin, François-Xavier Tramond et les échanges avec la salle et notamment Eric Chevance, Anne-Christine Micheu, Vincent Priou, Joël Lécussan, Philippe Metz, Serge Calvier, Gabi Farage, Sophie Dewez Danon, Randy Norris, Valérie Schneider, Frédéric Skarbek, Gwenaelle Groussard...



INTRODUCTION
Claude Renard

Méthodes et principes
Le Couac, la mission NTA à l’Institut des Villes et l’Ufisc sont les initiateurs de ces deux journées professionnelles qui se sont déroulées les 6 et le 7 octobre à la Grainerie à Balma (Grand Toulouse). La première était consacrée à l’économie solidaire et culturelle (en partenariat avec l’Ufisc), la seconde à la relation entre économie et Nouveaux Territoires de l’Art (en partenariat avec l’Institut des Villes).

Laurie Blazy, coordinatrice du Couac revient sur la genèse du projet : « Nous souhaitions organiser un temps fort avec Claude Renard, qui dirige la mission NTA à l’Institut des Villes, pour nous donner les moyens de valider une longue collaboration ; nous savions que l’Ufisc souhaitait de son côté organiser un temps de restitution de travaux centrés plus précisément sur les questions économiques. Il nous a paru pertinent de tenter de croiser différentes questions, différentes approches ».

Et de rappeler brièvement que le Couac regroupe une cinquantaine d’acteurs culturels sur le grand Toulouse, dont trois espaces-projets identifiés comme des NTA : la Grainerie, lieu d’accueil de ce temps fort, Mix’Art Myrys et l’Usine. Fondée sur le constat qu’il n’y avait pas dans l’agglomération toulousaine, de lieu de réflexion et de coordination, ni d’outil de proposition en matière de développement de la politique culturelle dans les champs non couverts et pris en charge par l’institution, l’association le Couac s’engage depuis maintenant cinq ans sur 4 axes de réflexion et d’action : la proximité, l’accessibilité, la démocratie de la culture et de l’acte artistique ; la reconnaissance de la culture en tant que service d’utilité publique et la défense de sa dimension non marchande ; l’ouverture de lieux, de création, de diffusion, de formation et d’échanges ; la redéfinition du rapport des institutions aux acteurs culturels. La méthode : « Nous avons voulu une organisation dynamique, explique encore Laurie Blazy. Il s’agit d’ouvrir des pistes de questionnements et de commencer à les explorer. Un intervenant va cadrer le sujet pendant une vingtaine de minutes, puis la salle échangera pendant une quarantaine de minutes. Les débats feront l’objet d’une synthèse diffusée le plus largement possible ».

Le principe : « La salle est productrice de sens, reprend Claude Renard. Notre souci commun était de faire en sorte que cette journée soit productive. Nous avons tenu à apporter en amont le maximum de matière. Le Couac a ainsi mis en ligne beaucoup d’éléments sur les problématiques que nous allons traiter. Chacun a donc pu préparer la rencontre ». Pourquoi le thème « économie et culture » ? « La question de la relation des NTA à l’économie est essentielle. Nous manquons d’éléments pour défendre la nécessité économique des NTA, notamment auprès des collectivités publiques et du Ministère de la culture ».

Et Claude Renard de préciser quelques enjeux politiques, notamment avec le Ministère de la Culture, sans qui « la mission NTA au sein de l’Institut des Villes ne pourrait pas fonctionner La présence aujourd’hui de Jean-Louis Sautreau, chargé de mission du DAI et de Anne-Christine Micheu, adjointe au directeur à la DRAC Midi-Pyrénées, témoignent de ce partenariat. Cette relation active existe aussi avec des élus, notamment de la région Midi- Pyrénées, qui est aussi aujourd’hui la seule avoir créé une ligne budgétaire spécifique NTA Midi-Pyrénées ». Ces rencontres nationales ont en outre bénéficié de la présence des membres du réseau Autre(s)pARTs (dont la commission « Lieux » du Couac fait partie), dont les interventions ont contribué à la qualité et à l’intérêt des échanges.

Globalement, la puissance publique n’a pas encore pris toute la mesure de ce défi artistique et culturel. « Ces espaces posent les questions de développement urbain de manière surprenante pour les élus et les aménageurs. Un certain nombre de NTA arrive à être pris en compte par les contrats d’agglomération. Mais les acteurs de ces lieux ont encore du mal à être pris en compte comme de véritables partenaires de la transformation urbaine dans le pilotage des projets. Claude Renard rappelle qu’initialement, en février 2002, les moyens de sa mission au sein de l’Institut des Villes étaient beaucoup plus ambitieux( cinq chargés de mission), comme le souhaitait le rapport de Fabrice Lextrait, à partir de a mission proposée par Michel Duffour (secrétaire d’état à la décentralisation culturelle)afin de favoriser l’interministérialité nécessaire au développement et l’accompagnement des acteurs. Le CA de l’Institut des Villes en novembre 2002 décidait cependant de maintenir cette mission, en me la confiant, ce qui de fait a restreint l’étendue de mes interventions, mais a cependant permis de rassembler un certain nombre d’outils produits collectivement pat les porteurs de projet, les collectivités locales et l’Etat, et d’accompagner plus spécialement un certain nombre de sites, notamment celui de l’agglomération de Toulouse, où il a été possible de trouver la pertinence d’un relais comme le Couac.

La phrase de René Char : « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament », correspond bien à l’esprit qui nous anime, qui est de poursuivre l’esprit de démocratie culturelle porté par ces projets. Puis pour ouvrir les prises de parole, Claude Renard cite Hanna Arendt dans La crise de la Culture : « L’appel de la pensée se fait entendre dans l’étrange entre-deux qui s’insère parfois dans le temps historique. Non seulement les historiens, mais les acteurs et les témoins, les vivants eux-mêmes prennent conscience d’un intervalle dans le temps qui est entièrement déterminé par des choses qui ne sont plus et par des choses qui ne sont pas encore. Ces entre deux peuvent receler des moments de vérité ». J’espère que l’on sera aujourd’hui dans cet entre-deux collectif et productif, pour « une utopie concrète pour un avenir encore en friche (Philippe Henry) ».



Le Couac reçoit une aide du Ministère de la Culture
dans le cadre des mesures pour l'emploi
au titre du développement artistique et culturel territorial
et bénéficie d'une aide au fonctionnement de la Ville de Toulouse.
   


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