Collectif Urgence d'Acteurs Culturels de l'agglomération toulousaine
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Octobre Couac - Concerts, rencontres, dbats citoyens


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>>La valeur artistique entre institution, marché de l’art et industrie culturelle / L’économie et l’organisation des projets
synthèses des l’atelier 2 et 5 (rencontre internationale - février 2002 - Friche la Belle de Mai)

en ligne le 6 septembre 2006
Auteur(e) : 
Frédéric Kahn
Eric Fourreau

Les lieux intermédiaires déplacent forcément la question de la valeur artistique. Ces friches et autres fabriques sont inscrites dans des démarches favorisant les parcours de création. Elles reposent sur ce que le sociologue Philippe Henry appelle “la valeur de l’expérience éprouvée” et non plus sur la fabrication d’objets finis. Elles remettent ainsi en cause les critères d’évaluations de l’institution et du marché ; l’un et l’autre ayant tendance à se focaliser sur la production et non sur le processus. Sylvie Hubac, la directrice de la DMDTS, a reconnu un certain désarroi de l’Etat face à des approches qui “interpellent” le mode de fonctionnement d’institutions qui “ont pris de l’âge”. La directrice de la DMDTS a également souligné le bien fondé de ces initiatives qui tentent d’instaurer un rapport au public qui n’est pas fondé “sur la consommation de spectacle”. De fait, ces espaces rendent inopérantes toute tentative de modélisation et de normalisation. Ces lieux intermédiaires “ont fait réfléchir l’institution”, ou “l’on fait bouger”. Pourtant, les mesures concrètes d’accompagnement sont, de l’aveu même de Sylvie Ubac, modestes. Quant aux critères d’évaluation de l’Etat, ils sont “inadaptés” et non “transposables” à la pluridisciplinarité. Cette prise de conscience est un premier pas. Dans l’idéal, il devrait être suivi de véritables réformes structurelles.

Chaque lieu intermédiaire est bâti sur une singularité. Il est intégré à des territoires et à des contextes sociaux spécifiques et souvent difficiles. L’art et le social deviennent sinon indissociables, du moins fortement imbriqués. Pourtant, les pouvoirs publics doivent, pour soutenir ces démarches, se doter d’outils d’évaluation et d’accompagnement. Ils sont donc interrogés sur leur capacité à prendre en compte ce tiers espace qui évolue entre l’économie publique et le marché privée.

Frédéric Kahn



Participants :

Maria Jesus Aranburu Orbegozo, Directrice des Affaires Culturelles, Diputacion Floral de Gipuzcoa - Espagne
Helmut Batista, Agora Capacete - Brésil
Laure Bonicel, chorégraphe - signataire du 20 août - France
Bruno Boussagol, Metteur en scène - France
François Cervantès, Metteur en scène - France
Dudda-Jose Carlos Gomes Ferreira, Musicien - Brésil
Philippe Henry, Sociologue - France
Dr. Patrick Ho, Président de Hong Kong Art Development - Hong Kong
Sylvie Hubac, Directrice de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles, Ministère de la Culture - France
Jaime Iregui, Espacio Vacio - Colombie
Claudine Valentini, Directrice des Affaires Culturelles du Conseil Général de Seine St Denis - France
Stephen Wright, Philosophe - France

Accédez aux synthèses des différents ateliers : http://www.lafriche.org/nta/jeudi-f...

L’économie et l’organisation des projets

Les dispositifs de production artistique mis en place dans ces initiatives ont en commun une forte précarité économique. Quelles sont les modalités de fonctionnement et d’organisation inventées pour faire exister ces projets ? Quelles réponses apporter, financières mais aussi réglementaires et législatives pour les accompagner ?

Animateur : Ferdinand Richard (Fanfare)
Rapporteur : Eric Fourreau (La Scène)

compte rendu Atelier 5

La confrontation d’expériences internationales a ceci d’éloquent pour les artistes ou opérateurs français qu’elle les renvoie à leur état schizophrénique - terme récurrent dans les discussions d’hier - dû à la relation « privilégiés – dépendants » induite par la fameuse « exception culturelle » française qui leur donne accès à des conditions financières et sociales à nulles autres pareilles. Y compris pour ces parents pauvres du champ culturel que sont les espaces intermédiaires – et même pour les plus démunis d’entre eux -, dont les acteurs bénéficient au moins des différents dispositifs sociaux, à commencer par les ASSEDIC (« le premier subventionneur de France », note Mark Etc), via le régime des intermittents du spectacle. Interloqués par les préoccupations et les débats franco-français, les opérateurs internationaux ont depuis longtemps organisé leur économie sur le mode de la subsistance, de la résistance et/ou de la débrouillardise imposées par la non-intervention de leurs collectivités publiques. A titre d’exemples, Eje Sieste, au Mexique, a recours aux mécanismes les plus performants de l’économie libérale afin de réinjecter les fonds aux artistes de sa galerie tandis que Townhouse, en Egypte, s’appuie sur la redistribution des ressources des commerces environnants. Qu’ils aient recours ou non à des subventions publiques, les espaces intermédiaires ont en commun leur capacité à inventer les instruments de leur survie et à mobiliser des ressources, institutionnelles ou non, issues de l’ensemble des secteurs de la société (éducatifs, sociaux, mutuels ou autres). D’où - afin de préserver leur liberté -, la tentation, évoquée à demi-mot chez les Français, de privilégier les solutions alternatives de l’économie libérale à une inscription dans le système de la subvention publique. Vertigineux dans un colloque organisé par le ministère de la Culture !

Eric Fourreau

Participants :
Marc Etc, Ici Même - France
Jochen Gerz, Plasticien - Allemagne
Guy Hascoët, Secrétaire d’État à l’Économie Solidaire France
Marko Hren, Metelkova - Slovénie
Alejandro Jimenez de la Cuesta, Eje Siete - Mexique
Koudbi Koala, Benbnooma - Burkina Faso
Davide Quadrio, Biz’Art - Chine
Dominique Sagot-Duvouroux, Économiste - France
William Wells, Townhouse - Égypte
Klaomard Yipintsoi, Aara.Office/about café/about studio Thaïlande

Site de référence à visiter

Le site des rencontres internationales "Nouveaux Territoires de l’Art" (http://www.lafriche.org/nta/)


Le Couac reçoit une aide du Ministère de la Culture
dans le cadre des mesures pour l'emploi
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